Interview de Thierry Monminoux, Vice-Président MAIF

Depuis bientôt 4 ans, MAIF sponsorise et  co-créé avec Oui Are Makers la série “Et si on faisait un cadeau à la planète ?", qui met en avant les bonnes pratiques manuelles et durables des français, pour inspirer positivement le plus grand nombre. C’est donc tout naturellement que les équipes ont réfléchi à cet e-magazine ensemble, au moment où MAIF entame une mue dans sa politique des cadeaux qu’elle offre à ses clients. Thierry Monminoux, Vice-Président MAIF, nous explique ce chemin, au cours d’un échange avec Hortense Sauvard, fondatrice de Oui Are Makers.
 

Ce magazine est un cadeau que vous offrez à vos sociétaires, pouvez-vous nous expliquer l’origine du projet ?
Nous nous sommes souvent interrogés sur ces objets publicitaires, ces cadeaux logotés qu’on remettait à nos sociétaires ou futurs sociétaires lors de nos salons et colloques. On voyait bien qu’ils s'entassaient et finissaient presque toujours à la poubelle. Combien de personnes sont devenues sociétaires chez nous parce qu’elles ont reçu un stylo ou un bloc-notes avec notre logo dessus ? Nous étions prêts à nous engager en faveur du zéro objet promotionnel. Pour autant, le geste d’offrir quelque chose est beau, on en a besoin pour laisser un souvenir ou remercier nos sociétaires. Nous avons donc revu toute notre démarche de cadeaux avec des objectifs de réduction d’impact environnemental très forts. On voulait qu’ils aient plus de valeur pour nos utilisateurs, et qu’ils incarnent mieux nos valeurs. C’est ainsi que cet e-magazine est né, comme un cadeau non matériel ! Il rassemble plein d’idées concrètes pour lutter contre le gaspillage en invitant chacun à exprimer sa créativité. Faire du bien à l’homme en faisant du bien à la planète.


MAIF est devenue « Entreprise à mission » en 2020, qu’est ce que cela représente pour vous et pour les collaborateurs de l’entreprise ? 
Depuis sa fondation en 1934, MAIF a toujours été une entreprise portée par son envie d’impacter positivement la société, tout en restant très discrète sur le sujet. Ce n’est qu’en 2000 que nous avons commencé à communiquer ! Devenir Entreprise à mission ne change donc pas nos fondamentaux, mais cela nous permet de les formuler clairement et de manière ouverte. En devenant Entreprise à mission on se met sur un autre rivage, sans possibilité de retour en arrière. C’est un cap qui nous force à exprimer les impacts positifs qu’on veut avoir, c’est une boussole derrière laquelle nous sommes tous en ordre de marche. Chacun se demande comment mieux faire ce qu’il doit faire, en cohérence avec les objectifs sociaux et environnementaux que l’entreprise s’est fixée.
Même l’entretien des pelouses ne se fait plus de la même manière !


Est-ce que ce statut a un impact sur vos clients sociétaires, anciens ou nouveaux ?
Nos sociétaires fidèles sont attachés à leur MAIF, ils nous font confiance. Pour eux, ces engagements sont normaux, car inscrits dans la continuité. Ils n’ont donc pas été surpris. Pour les nouveaux sociétaires qui nous rejoignent, ce statut est très important : ils ont envie de nous suivre sur le chemin d’une société plus humaine. On le ressent beaucoup avec la crise du COVID, notre démarche répond à un besoin de sens.


Revenons à cet e-magazine ! Pourquoi le sujet de la création manuelle, le fait de faire, de récupérer, de réparer les choses soi-même a particulièrement du sens pour MAIF ?
Nous avons toujours cherché à encourager les gens à faire par eux-mêmes. Dans notre métier d’abord, par exemple en indemnisant nos sociétaires qui veulent faire leurs travaux eux-mêmes. Ou encore en les encourageant à réparer leur voiture avec des pièces issues du réemploi. Et en dehors de notre métier nous soutenons aussi des mouvements qui vont dans ce sens : les Repair cafés, le Réseau français des fablabs, la communauté Oui Are Makers. Réparer ou réemployer permet de prendre conscience facilement de l’impact positif qu’on peut avoir sur la planète. Qui plus est, ces lieux et communautés sont des facteurs de lien social.


Êtes-vous, vous-même, un manuel ?
J’ai beaucoup déménagé, donc j’ai dû bricoler ! J’ai fait des enduits, de la peinture, j’ai monté des bouts de mur… Mais ce que je préfère c’est transformer des meubles. Le bois est vivant, c’est si beau. J’ai une belle commode qui était avant un vieux meuble de cuisine, mais aussi un placard à chaussures qui était un buffet très moche ! Quand je vais à la déchetterie, je ne peux pas m’empêcher de regarder ce qu’il y a à récupérer… Ma plus grande satisfaction est de redonner une place à un objet qu’on croyait en fin de vie.


Quel conseil donner à quelqu’un qui n’a jamais utilisé ses dix doigts ?
Je dirais que le plus important c’est de les garder, ses dix doigts ! Ne faites pas n’importe comment: utilisez les bons outils, soyez dans ce que vous faites, et allez-y progressivement !



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